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En
2006, en Europe occidentale presque un habitant sur mille est
atteint de sclérose en plaques. En France, plus de 80.000
personnes sont touchées.
En général, la sclérose en plaques débute
entre 20 et 40 ans. Elle frappe deux fois plus de femmes que d'hommes,
des sujets jeunes, en pleine vie active. Elle commence le plus
souvent par une poussée au cours de laquelle signes et
symptômes apparaissent rapidement puis disparaissent en
totalité ou en partie. Elle peut se reproduire à
plus ou moins brève échéance une ou plusieurs
fois. Elle est compatible avec la poursuite d'une vie professionnelle.
Les poussées sont habituellement traitées par des
corticoïdes. C'est la période où se pose l'éventualité
d'un traitement de fond par l'interféron bêta ou
le copolymer suivant les cas.
Au cours de l'évolution, chez certaines personnes seulement,
peut apparaître, insidieusement, une évolution progressive
et permanente des altérations de certaines fonctions motrices,
sensitives et sensorielles. Ceci survient 10 ou 20 ans après
le début de la maladie pour évoluer ensuite sur
une durée de 25 ou 30 ans : un déficit ou une mauvaise
coordination apparaissent dans les jambes, parfois dans les bras
nécessitant l'utilisation d'une canne ; un scooter ou un
fauteuil roulant peuvent donner plus de mobilité. La lenteur
de la progression n'est appréciée que sur plusieurs
mois ou années. Angoisse, révolte, dépression
sont des sentiments fréquents : ce contexte réactionnel,
qui aggrave à lui seul les incapacités, peut évoluer
positivement sous psychothérapie individuelle ou de groupe.
Les associations d'aide aux patients, membres de la LFSEP peuvent
les aider tout au long de leur difficile parcours : la vie professionnelle
peut alors être compromise ; la personne peut devenir dépendante
d'une tierce personne. Le handicap évolutif de la sclérose
en plaques entraîne de nombreux problèmes. avec ses
conséquences sociales, financières familiales.
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